« La liberté n’est pas un point d’arrivée, mais un chemin. » Nilde Iotti

Le 8 mars n’est pas une fête pour moi.
C’est un moment de mémoire.

Je pense à celles qui ont ouvert des chemins que je peux aujourd’hui emprunter.
À celles qui ont osé demander le droit d’exister pleinement.
À celles qui ont refusé d’être invisibles.
À celles qui ont parlé quand il était plus simple de se taire.

La liberté que nous vivons aujourd’hui n’est pas née du confort.
Celle que nous considérons parfois comme acquise est née d’un courage silencieux.

Et ce courage me rappelle une chose essentielle :

La liberté ne se reçoit pas en héritage.
Elle se cultive avec conscience.

Avec le temps, j’ai compris que la liberté ne commence pas dans les lois.
Elle commence dans la conscience.

Elle commence le jour où l’on réalise que le respect n’est pas négociable.
Qu’il n’est ni un privilège ni une récompense.
Qu’il est une base.

Je ne parle pas contre qui que ce soit.
Je parle d’une responsabilité partagée.

Je crois profondément que la parité n’est ni une rivalité ni une guerre entre deux forces.
Elle est une coopération.
Une rencontre entre deux dignités qui se reconnaissent.

Je ne veux pas d’un monde où les rôles se confondent.
Je veux un monde où ils se respectent.

La véritable égalité n’efface pas les différences.
Elle leur permet d’exister sans hiérarchie.

Il existe encore des prisons invisibles.

Je les ai vues.
Je les ai ressenties.

Elles ne sont pas toujours imposées de l’extérieur.
Parfois, elles s’installent doucement à l’intérieur.

La peur de déranger.
La peur d’être “trop”.
La peur d’être incomprise.
La peur de perdre.

On apprend à se limiter.
À s’adapter.
À s’éteindre un peu.

Je sais ce que cela signifie.
Je sais à quel point ces murs peuvent sembler normaux… jusqu’au jour où l’on réalise qu’ils nous empêchent de respirer.

La renaissance commence lorsque l’on reconnaît ces murs invisibles.
Lorsque l’on comprend que la liberté a besoin d’un ancrage intérieur.

Car la prise de conscience est plus forte que la peur.
Elle ne fait pas de bruit.
Elle grandit en silence.

Je crois qu’il existe un fil invisible qui relie les générations.

Un fil tissé par celles qui ont osé.
Par celles qui ont tenu bon.
Par celles qui ont refusé d’être invisibles.
Par celles qui ont refusé de renoncer.

Chaque fois qu’une femme choisit la dignité,
elle renforce ce tissu collectif.

Chaque fois qu’un homme choisit le respect,
il le renforce aussi.

La liberté n’est pas un combat isolé.
Elle est une construction partagée.

Elle demande du courage.
Pas un courage spectaculaire.
Un courage quotidien.

Je crois que renaître n’est pas un geste impulsif.
C’est une décision intérieure.

C’est accepter de regarder la réalité avec lucidité.
C’est préférer la conscience à l’habitude,
la dignité au confort,
la vérité au silence.

La mémoire des femmes ne demande pas une revanche.
Elle demande une reconnaissance.

Et moi, aujourd’hui, j’ai choisi de me souvenir.
J’ai choisi de continuer le chemin.

J’ai appris une chose essentielle :

On ne naît pas libre.
On le devient le jour où l’on refuse de se trahir.

— Jessica, Nuova Rinascita ✨

Commentaires

Une réponse à “« La liberté n’est pas un point d’arrivée, mais un chemin. » Nilde Iotti”

  1. Avatar de Giulia
    Giulia

    L’importance d’être fidèles à soi-même, de dire NON lorsque nous ne sommes pas d’accord, lorsque l’on accepte pas (ou plus) une situation qui nous fait du mal… ça requière beaucoup de courage, mais t’as tout à fait raison… c’est le premier pas vers la liberté, et renaître ✨

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